Articles

Les 4 Livres que J’aurai Voulu Lire en 2018

Comme tu le sais, je suis une grande lectrice. J’ai toujours un livre en main, et en même temps d’autres sur ma table de chevet et dans un coin de ma tête qui attendent d’être lu. Pour te faire une idée, disons que j’ai des livres que je prévois de lire depuis le collège… Heureusement que j’ai toute ma vie pour les lire. Mais il y a parmi cette débandade de livres, ceux que je suis plus impatiente que d’autres de lire. Ceux à propos desquels, tout au long de l’année 2018, je me suis dis : « C’est décidé, je le lis cette semaine. » Bien évidemment, ce ne fut jamais le cas. Alors pour éviter que l’histoire se répète, je vais m’y mettre en cette nouvelle année qui débute. Surtout que j’ai aujourd’hui plus de temps pour lire. C’est le timing parfait : j’ai finit mes études et je n’ai pas encore trouvé d’emploi !

Trêve de bavardages, voici les fameux livre que je veux absolument lire en 2019 :

Orgueil et Préjugés de Jane Austen (1813)

Dans ce roman de style romantique, Jane Austen, l’écrivaine incontournable du 19ème siècle anglais, raconte l’histoire de la famille Bennet. Les parents ont le défi complexe de marier leurs cinq filles pour garantir leur avenir. À l’époque où se joue cette intrigue, les femmes n’héritent pas de grand-chose et celles de la noblesse ne travaillent pas. Le mariage est donc une question de survie. Malheureusement pour Mrs Bennet, ses filles sont un mauvais parti parce qu’elles sont pauvres. Or, la raison principale qui motive un mariage est le montant de la dot payée par le père de la mariée. Autant dire que les petites Bennet partent avec un sérieux handicap. Malgré cela, les riches seigneurs qui viennent en vacances dans leur ville s’intéressent à elles. Seul l’orgueil et les préjugés mutuels feront obstacles à leurs unions.

Avec ce livre, Jane Austen a composé une sévère critique contre le mariage et les conventions sociales de son époque. Et bien sûr, on valide. J’avais beaucoup aimé le film avec Keira Knghtley, et j’ai très envie de le découvrir livre. Mon mantra, c’est toujours : si le film est bien, le livre doit être encore mieux. Mais si j’ai toujours eu envie de lire ce livre, c’est aussi parce qu’en dépit de son caractère suranné, il fait beaucoup écho à mon quotidien. Je suis soninké. Dans ma culture (Ethnie? Origine ? Please aidez-moi, je ne sais jamais quel mot utiliser.), le mariage conserve cette place sociale centrale. On ne parle que mariage et on harcèle les filles dès leur plus jeune âge pour qu’elles se marient vite et bien. Mais je reviendrais plus en détails sur cette question, dans un autre article.

La couleur pourpre d’Alice Walker (1982)

« Womanist is to feminist as purple is to lavender », autrement dit les Womanist sont aux féministes, ce que le violet est au mauve. Si tu connais cette phrase et l’idéologie qu’il défend, tu connais certainement Alice Walker. C’est elle, écrivaine et militante féministe Afro-Américaine, qui en est initiatrice. Le womanism se veut être un féminisme plus radical dans la mesure où il ne pense pas le sexisme hors du prisme de la race et des classes sociales. Le Women’s Liberation Movement, comme la majorité des mouvements féministes occidentaux, s’est centré sur les problèmes des femmes blanches de la classe moyenne. Il a donc mit de côté beaucoup de femmes, dont les Afro-Américaines. Ce sont donc ces « oubliées » qu’Alice Walker veut mettre en lumière. 

La couleur pourpre est un roman qui vient démontrer ce positionnement de l’écrivaine. Son titre originale est d’ailleurs The purple color comme dans la citation précédemment citée… Il s’agit de l’histoire de Celie, jeune afro-américaine vivant en Georgie dans les années 1930. Elle raconte dans son journal intime son quotidien, auprès d’un père violent, puis d’un mari tout aussi violent. Par ce récit de viols et de violences domestiques, Alice Walker démontre la différence entre la situation des femmes et des hommes noirs. Elle dénonce surtout la misogynie au sein de la communauté noire. Ce qui a provoqué une polémique autour de son livre accusé d’entretenir le mythe de l’homme noir violent. La solidarité raciale a souvent forcé les femmes noires a accepté d’être dominé par les hommes noirs, mais avec La couleur pourpre Alice Walker rompt avec cette tradition au profit d’une sororité noire indéfectible. C’est l’amour de sa soeur et de son amie qui va l’amener à s’éduquer et à se trouver belle pour se libérer. J’ai donc hâte de le lire. Surtout, comme je te l’ai dit si le film m’a plu (parce qu’il a été adapté à l’écran par Steven Spielberg), le livre me plaira encore plus. 

L’autobiographie de Malcolm X et Alex Haley (1965)

Qui ne connaît pas Malcolm X et son parcours dans les grandes lignes ? L’homme qui a fait trembler l’Amérique des années 1950. Le Noir à l’afro rousse. L’ancien détenu de prison devenu le porte-parole des Black Muslim, une secte qui veut sauver le peuple noir du « démon blanc. » (Heureusement il rompt avec ce mouvement). Malcolm X, c’est surtout la voix des revendications des Afro-Americains, mais peut-être même de tous les Noirs. L’écrivaine Maya Angelou esquisse son portrait dans son autobiographie Un billet d’avion pour l’Afrique. Elle décrit un homme intelligent, profondément dévoué à sa cause et surtout avec une conscience aiguë des enjeux de son époque. N’est-ce pas lui qui, au moment où tout le monde applaudit le « I Have Dream Speech » comme le triomphe du mouvement des droits civiques, remarque qu’il s’agit du moment de la récupération du mouvement par le gouvernement ? Alors j’ai envie de connaître plus en profondeur cet homme. Mieux comprendre les variations de ce parcours fait de haut et de bas, caractérisé par ses ruptures. Surtout que l’autobiographie n’est pas un récit de notre vie. C’est une réécriture de notre vie selon le sens qu’on lui donne. Si les quelques punchlines qui lui ont survécu et le film de Spike Lee sur lui ont suffit pour que je sois fan de Malcolm X, je n’imagine même pas l’effet qu’aura sur moi son autobiographie. On se limite souvent à l’opposé à Martin Luther King, comme on oppose la paix à la guerre. Je me demande toutefois ce qu’il y a au-delà de cette description caricaturale. Je pense donc que dans une certaine limite cette autobiographie répondra à ma curiosité sur cette question.

À la Recherche du Temps Perdu, de Marcel Proust (1906-1922)

Petit intrus de ma liste, puisque j’y vais vraiment à l’aveugle (je ne l’ai pas vu en film.) et en même temps le plus ambitieux à mon sens. Quatre tomes d’un nombre incalculable de pages. Pourquoi je me lance à l’assaut ? Par conscience morale peut-être. J’étais sensée les avoir lus pour un cours en 1er année de Master et en 3eme année lors de ma Licence d’Histoire, mais je ne l’ai jamais fait. Je veux donc rattraper ce temps perdu et véritablement les lire. De plus, l’air de rien, mes professeurs ont su éveillé en moi le désir de lire ce cher Proust : « Un chef d’œuvre qui fait le pont entre le 19ème et le 20ème siècle » disent-ils. Eh bien, dans ce chef-d’oeuvre, Marcel Proust raconte de manière fictive ses souvenirs, de l’enfance à l’âge adulte. Les histoires d’amour s’y nouent et s’y dénouent, pour le héros et ceux qui l’entourent. Un récit classique en toute apparence, mais qui à la forme d’une quête des souvenirs au travers des sens. La vie s’écoule comme un fleuve tranquille dont on peut retenir que les sensations laissés sur notre corps et notre esprit. Vu sous cet angle, l’écriture de Proust promet d’être hautes en couleurs. J’ai donc bon espoir qu’il soit à la hauteur de sa réputation. Les titres des différents tomes sont déjà prometteurs… Il ne reste plus qu’à les ouvrir.

Et toi quels sont les livres que tu aurais aimé lire en 2018 ? Est-ce qu’il y en a qui te tente dans ma petite liste ?

2 réflexions au sujet de « Les 4 Livres que J’aurai Voulu Lire en 2018 »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.